S’étendant sur 15 % du territoire
national, le Massif central représente
plus de 40 % de la zone de montagne française.
Il groupe plus de 4 000 communes, s’étire
sur près de 400 km d’est en ouest
dans sa plus grande largeur et plus de 500 km
du nord au sud. D’une superficie de 80 000
km2, il est voisin en taille de l’Autriche
et représente le double de la Suisse, presque
le triple de la Belgique ou des Pays-Bas. Mais
sa population atteint péniblement les 3
777 000 habitants, ce qui paraît
faible vis-à-vis de ces mêmes voisins,
révélant du même coup les
faibles densités des hautes terres (44
habitants au km2). Le Massif central apparaît
au premier abord comme le prototype de l’espace
« fragile » où la vie s'est
rétractée, où les grandes
villes font le plus défaut et où
une grande partie du territoire est à reconquérir.
Mais paradoxalement, avec la remise en cause du
modèle « global » de développement
et les nouvelles préoccupations liées
à l’environnement, le Massif central
retrouve une certaine chance. Nouveaux emplois
et nouveaux touristes choisissent ces hautes terres
de plus en plus mises en avant car elles constituent
à l’échelle européenne
des lieux de biodiversité environnementale
et paysagère, des territoires au riche
patrimoine culturel et identitaire pouvant être
valorisé, des réservoirs d’eau,
des endroits récréatifs et touristiques
;
Les hautes terres du Massif sont toujours un bastion
agricole à l’échelle nationale,
et la part des actifs agricoles dans la population
active totale y est souvent plus élevée
qu’ailleurs ! Mais 8 % d’actifs agricoles
à l’échelle du massif, cela
signifie aussi que la quasi totalité des
emplois restants relève des secteurs secondaire
et tertiaire ! De l’industrie (21,6 %),
du bâtiment et des travaux publics (6,4
%), du commerce (12 %) et surtout des services
(52 %).